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Visite sur place après l’agression de quatre policiers au CRA de Sète



Le député Aurélien Lopez-Liguori se rend sur place après l’agression de quatre policiers au CRA de Sète


Le vendredi 20 janvier, le député de l’Hérault Aurélien Lopez-Liguori s’est rendu au centre de rétention administrative (CRA) de Sète suite à l’agression de quatre policiers par un retenu en situation irrégulière faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire (OQTF). Cette rencontre a été l’occasion pour le député d’échanger avec les autorités de la police aux frontières (PAF) et de les assurer de son soutien.


L’agression de ces policiers intervient dans un contexte critique pour la PAF et le CRA de Sète. Les policiers font état d’un manque de moyens et d’un sous-effectif dangereux. Cette situation ne leur permet pas de faire face à la violence qui règne dans le CRA ; encore un peu plus tôt en 2023, des retenus préparaient une mutinerie, heureusement maitrisée à l’aide de renforts. Cette tension permanente se concrétise aussi par des rixes régulières.


Une explication à cette violence réside dans le fait que, de plus en plus fréquemment, ce sont des condamnés qui transitent dans les CRA avant leur reconduite aux frontières. Le personnel du centre, qui ploie sous une charge de travail considérable et non formé pour faire face à une telle crise, est confronté à ces troubles régulièrement et craint pour sa sécurité.


Au niveau local, les solutions sont simples : des moyens et des effectifs supplémentaires doivent être alloués aux CRA et à la PAF ; par ailleurs pour gérer le flux de retenus, le député, se faisant le relais des préoccupations des policiers, demande la construction d’un nouveau CRA dans le département de l’Hérault, à Montpellier ou à Béziers.


Les solutions locales vont de pair avec des solutions plus globales au niveau national. Ainsi, est nécessaire d’agir sur la réadmission de ces retenus dans leur pays d’origine. L’une des raisons du très faible taux d’exécution des OQTF – 7% de ces mesures sont exécutées - est la difficulté à se procurer des laisser passer consulaires, délivrés par les pays d’origine des étrangers en situation irrégulière. Le conditionnement de l’octroi de visas à la réadmission des délinquants serait une première mesure efficace pour que les OQTF soient exécutées, comme demandé par Marine le Pen pour l’Algérie.


Par ailleurs, d’autres mesures de lutte contre l’immigration irrégulière doivent être mises en place. Le rétablissement du délit de séjour irrégulier, la fin du regroupement familial, la priorité nationale pour l'accès au logement social et à l'emploi, le traitement des demandes d’asile à l’étranger et le conditionnement des prestations de solidarité à 5 ans de travail en France permettront de lutter efficacement contre ce phénomène. Enfin, un référendum est bien sûr nécessaire pour donner la parole aux Français à ce sujet.

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